Résumé

Le projet Gigassat a débuté le 1er décembre 2013. Coordonné par l’Ifremer, son objectif est d’étudier les impacts socio-économiques et environnementaux du changement global sur l’industrie ostréicole.

Le projet Gigassat est un projet porté par l’Ifremer et financé en totalité par l’ANR Agrobiosphère.

D’une durée de 42 mois, il réunit 10 partenaires et 6 collaborateurs issus d’institutions de recherche publique et d’entreprises privées autour de la problématique des impacts socio-économiques et environnementaux du changement global sur l’industrie ostréicole.

En effet, depuis les années 1970, les changements climatiques globaux ont amplifié les phénomènes de maladies épidémiques, de mortalités massives de coquillages, d’efflorescences d’algues toxiques et d’autres types de proliférations. La conchyliculture, et particulièrement l’ostréiculture, est particulièrement vulnérable face à une augmentation de la fréquence des maladies causées par le réchauffement climatique. En France, dans un contexte où l’ostréiculture, première industrie aquacole du pays, doit faire face depuis 2008 à des mortalités importantes d’huîtres creuses Crassostrea gigas liées à la présence dans l’environnement d’agents infectieux (génotype microvar de l’herpès virus OsHV-1 et de vibrions), l’enjeu est de taille. Face à ce problème concernant l’ensemble des acteurs de la filière ostréicole (éleveurs, producteurs, associations et autorités publiques), Gigassat est un programme de recherche intégrée et participative structuré en 4 axes. Le début des expérimentations est prévu pour mars 2013.

Les 4 axes du projet Gigassat sont :

  1. Observer les changements environnementaux et socio-économiques des 10-20 dernières années dans les écosystèmes ostréicoles, au regard des épisodes récents de mortalités;
  2. Analyser, par des expériences de laboratoire et de terrain, les effets des paramètres environnementaux sur la propagation des maladies et des mortalités;
  3. Modéliser et prédire la transmission des maladies et la propagation des mortalités, évaluer les mesures de contrôle des épidémies, et finalement proposer des solutions pour améliorer l’état économique et écologique d’une industrie ostréicole vulnérable au changement global;
  4. Communiquer les résultats aux ostréiculteurs, associations et acteurs institutionnels de la filière.